Géraud Portal est né à Bourges en 1987 au sein d’une famille de mélomanes. Il a tout juste huit ans quand ses deux aînés lui fourrent une basse électrique entre les mains : il s’initie sur les titres des Beatles, de Led Zeppelin ou de Rage Against The Machine et fait sa première expérience en public dans un troquet berruyer. Plus tard, il découvre le Jazz avec Miles Davis et Bill Evans, se prend de passion pour John Coltrane, passe à la contrebasse et se met à travailler intensément.

Lycéen, Géraud se lie d’amitié avec le pianiste qui sera l’inséparable compagnon de ses aventures musicales : Étienne Déconfin. Il participe à un stage de jazz organisé par le Crescent de Mâcon ; il y fait la connaissance de François Gallix et Gaël Horellou, membres du collectif Mû qui guident ses premiers pas. À cette même époque Géraud rencontre le saxophoniste  David S. Ware, personnage déterminant pour la suite de sa carrière. L’Américain le remarque à l’occasion d’une master class et l’invite à venir étudier chez lui à New York. Ce sera le premier d’une série de séjours. Au cours de celui-ci Géraud rencontre également William Parker, contrebassiste régulier de David S. Ware et ancien élève de Jimmy Garrison.

En 2012, Géraud a vingt-cinq ans et il partage son temps entre le Berry et Paris où il se rend pour jouer avec Gaël Horellou. C’est lui qui le met en contact avec le batteur Ari Hoenig à la recherche d’un contrebassiste pour l’accompagner lors de ses apparitions européennes. Il lui propose d’abord quelques dates dans des clubs new-yorkais pour rôder le répertoire. Au cours de ce nouveau séjour outre atlantique, Géraud fait la connaissance du contrebassiste Bill Lee et de trois jeunes musiciens qu’il héberge dans le quartier de Fort Greene : Arnold Lee, Ben Solomon et Kush Abadey.

Géraud y revient à l’automne pour travailler avec ses nouveaux complices. Étienne Déconfin est cette fois du voyage. Cette période inspire à Géraud l’écriture de plusieurs titres et une amicale conspiration se met en place pour permettre l’enregistrement de ce qui deviendra le premier album de Géraud Portal en tant que leader : Fort Greene Story.

De retour en France en janvier 2013, Géraud ouvre une parenthèse pour apprendre le métier de bûcheron, puis la ferme en décidant de repartir à New-York pour enregistrer un album en trio avec Étienne Déconfin et Kush Abadey : ce sera Brothers, son deuxième opus (septembre 2015).

Après ces sessions le tempo s’accélère avec la sortie de Fort Greene Story et la tournée destinée à promouvoir celui-ci : vingt concerts à travers la France qui permettent à Géraud de renouer avec le plaisir de la scène au sein d’une formation qui fait véritablement corps. L’album reçoit un accueil très encourageant de la part de la critique.

Géraud s’installe à Paris en 2015,  il commence à arpenter les planches des grands clubs de la capitale, notamment le Duc des Lombards, dont le programmateur lui accorde une « carte blanche » pour animer les Jam sessions du vendredi soir. Cette liberté lui permet de découvrir de nombreux musiciens, parmi lesquels ceux qui participent à son projet du moment : un album hommage au contrebassiste Charles Mingus.

Parallèlement à son activité au Duc des Lombards et à son nouveau projet, Géraud Portal reste un sideman très actif et apprécié : Ari Hoenig, Ali Jackson, Gary Bartz, Jazzmeia Horn, Kirk Lightsey, Saul Rubin, Luigi Grasso, Baptiste Herbin,  Eric Legnini, Stéphane Belmondo, Olivier Hutman,  Laurent Courthaliac…


Références scéniques : Jazz à Vienne, Jazz in Marciac, Olympia soirée TSF , New Morning, Duc des Lombards, Sunset-Sunside.

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